Marina Cavazzana-Calvo: Comment le virus du SIDA peut aider à soigner des maladies génétiques

 

Directrice du Département de Biothérapie de l’Hôpital Necker, Marina est devenue incontournable dans le domaine de la recherche en thérapie génique. Ses équipes ont réussi à restaurer le système immunitaire d'enfants atteints de déficits immunitaires combinés sévères et viennent de présenter des résultats très encourageants pour les adrénoleucodystrophies.

Directrice du département de biothérapie de l’hôpital Necker-Enfants malades (Paris) et chef d’équipe dans l’unité Inserm 768, Marina Cavazzana-Calvo s’est illustrée par ses travaux menés avec le Pr. Alain Fischer, sur ce que l’on nomme les « enfants-bulles » atteints d’une maladie rare d’origine génétique (déficit immunitaire combiné sévère lié au chromosome X ou DCIS-X).
Marina Cavazzana-Calvo est arrivée en 1987 à l’hôpital Necker-Enfants malades (Paris). C’est lors d’une conference à Keystone, qu’elle rencontre Alain Fischer, qui parle de la prévention des rejets de greffe par injection d’anticorps monoclonaux. Le thème la passionne. En 1999, l’équipe du Dr Marina Cavazzana–Calvo et du Professeur Fischer, entreprend des essais de thérapie génique ayant pour but d’apporter une autre solution aux jeunes malades, grâce à l’insertion du gène fonctionnel impliqué dans la régulation du système immunitaire. Certains bébés-bulle souffrent d’un deficit immunitaire combiné sévère lié au chromosome X. Les très jeunes patients sont donc exposés à toutes les agressions bactériennes ou virales,ce qui les oblige à vivre en environnement stérile (bulle), en l’attente d’une éventuelle greffe de moelle osseuse. La stratégie mise au point par Alain Fischer et Marina Cavazzana-Calvo s’est concentrée sur ce gène «gamma-c» et sur son transfert dans les cellules déficitaires par thérapie génique.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans les plus prestigieuses revues internationales du domaine.

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Commentaires

Présentation intéressante, mais peu informative au final. De nombreuses questions se posent avant "d'acheter le remède" qui semble si miraculeux. En voici un petit échantillon. Tout d'abord, la thérapie génique apporte t-elle un réel bénéfice pour le traitement des patients qui pourraient être greffés par allogreffe. Quelle voie favoriser pour la recherche dans ce domaine: promouvoir la thérapie génique, ou promouvoir les stratégies permettant d'augmenter le succès des allogreffes, et l'établissement de banques de sang de cordon de façon systématique afin d'augmenter les chances de trouver un greffon compatible? Quel statut pour les patients traités par thérapie génique: OGM ou pas OGM? Quels risques pour la santé? Quels risques pour l'environnement?