De son vrai nom Abdoulaye Diarra, Oxmo Puccino grandit dans le 19e arrondissement de Paris.
Il évolue dans le milieu du rap français depuis 1995. Il assiste à la montée de la violence dans son quartier et décide de la mettre en poésie. Et c’est son écriture pleine d’images et de métaphores qui devient sa principale singularité.
Oxmo Puccino est également reconnaissable par sa diction et ses grandes qualités de narrateur. Il collabore avec d’autres rappeurs et sort notamment ‘Opéra Puccino’ en 1998, ‘L’ Amour est mort’ et ‘Le Cactus de Sibérie’ en 2004.
Reconnu dans le monde du rap français, Oxmo sait toujours se réinventer : en 2006, il s’associe aux Jazzbastards pour raconter les histoires et les rencontres qui se passent au Lipopette Bar. L’abum, paru sur le mythique label de Jazz Blue Note, symbolise le mariage parfait du rap et du jazz.
Avec ‘L’Arme de paix’, il revient sur le chemin du rap... Un album qu’il qualifie lui-même de « naturellement hip-hop, évidemment musical et impérativement positif ».
Christine Ockrent est Directrice Générale Déléguée de l’Audiovisuel Extérieur de la France, la société holding qui supervise et coordonne les activités des chaînes de télévision et de radio françaises et francophones diffusant à l’étranger: France 24, TV5Monde, Radio France International et Monte Carlo Doualiya.
Christine Ockrent a commencé sa carrière de journaliste à NBC News en 1966 et a travaillé pendant huit ans pour le magazine d’information de CBS News 60 minutes.
Présentatrice et rédactrice en chef du 20h d’Antenne 2 entre 1981 et 1987, elle devient directrice de la rédaction de l’hebdomadaire L’Express, rédactrice en chef et présentatrice de programmes d’information sur France 3.
Auteur de nombreux ouvrages, Christine Ockrent est éditorialiste pour différentes publications.
Elle siège au conseil d’administration de nombreuses institutions internationales: International Crisis Group (ICG), the French Council on Foreign Relations (IFRI), the European Council on Foreign Relations (ECFR), the Center for European Reform (CER), Human Rights Watch France, Reporters sans frontières and the Women’s Forum for the Economy and Society
Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques Paris, Christine Ockrent est Officier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre du Mérite et Officier de l’Ordre de Léopold.
La question posée par Itay Talgam est : comment une harmonie au sein d'un ensemble de musiciens se crée-t-elle ? Il refuse d'attribuer l'ensemble du mérite au travail de direction et se propose d'analyser en vidéo les façons de faire de quelques chefs d'orchestre pour comprendre le rôle que ceux-ci peuvent avoir dans la magie qui s'opère.
Riccardo Muti exerce un contrôle absolu sur les musiciens : ils sont des instruments au service de sa version de la partition. Sa direction ne leur laisse aucun espace de liberté. Il est l'homme-orchestre : les musiciens sont le prolongement de lui-même.
Herbert von Karajan, au contraire, est très peu directif. A tel point qu'il en devient difficile pour les musiciens de savoir quand jouer seulement en le regardant : ils doivent se coordonner les uns avec les autres. Ce que von Karajan cherche à obtenir, c'est une appropriation collective de l'oeuvre à jouer : que tous les musiciens partagent une même représentation, une même intention, un même projet. C'est une approche organique, émergente : plusieurs cellules forment un corps dont le tout est supérieur à la somme des parties
Carlos Kleiber laisse de son côté une grande autonomie aux musiciens mais par ses gestes il ouvre et il façonne un espace d'interprétation. L'harmonie n'émerge pas comme avec Karajan d'une assimilation collective mais plutôt d'une compréhension individuelle de l'énergie que leur transmet Kleiber. Ce style de direction pourrait être qualifié de shamanique : Kleiber parle aux musiciens à un niveau qui est au-delà de la conscience.
Itay Talgam se restreint dans son intervention au domaine de la musique qui est le sien, mais les thèmes qu'il traite - organisation collective, contrôle, autonomie, coordination, création de sens - vont bien au-delà. Ses remarques sont immédiatement transposables à nos manières de travailler, de jouer, de vivre en famille, de faire de la politique, car ce sont, après tout, autant de domaines où nous recherchons une forme d'harmonie.
Itay Talgam a un accent prononcé, pour voir la conférence sous-titrée en français, voyez ici.
Jose Antonio Abreu, économiste de formation et musicien reconnu, fonda en 1975 l'organisation El Systema avec pour but d'ouvrir la pratique de la musique aux jeunes classes populaires du Vénézuela. Au cours des 35 dernières années El Systema s'est développé pour désormais fédérer un ensemble de 102 orchestres de jeunes, 55 orchestres d'adolescents et 270 écoles de musiques, regroupant de l'ordre de 250 000 jeunes musiciens.
Mais l'importance que revêt la musique selon Jose Abreu n'est pas tant dans le succès de quelques individus que dans les vertus qu'elle présente en termes d'éducation des jeunes et de développement social. Au niveau local les communautés se réunissent pour faire vivre une école de musique, un orchestre et offrir à leurs jeunesses des perspectives nouvelles.
Reprenant des propos de Mère Thérésa, Jose Abreu soutient que le plus terrible pour les pauvres n'est pas l'absence d'un toit ou le manque de nourriture, mais le sentiment de n'être personne, l'absence de reconnaissance publique. Et il défend que la jeunesse responsabilisée et reconnue par sa communauté est plus à même de se développer et de rompre le cercle vicieux de la pauvreté.